Neuvaine à Notre Dame du Mont-Carmel avec sainte Élisabeth de la Trinité
Du 7 au 15 juillet 2026, suivez la neuvaine à Notre Dame du Mont-Carmel avec les méditations de l’Évangile et les textes de sainte Élisabeth de la Trinité.
9 jours pour : « S’approcher tout près du Cœur de Marie » (cf. L 232)
Les méditations ont été réalisées en collaboration avec le Carmel du Havre et la Province de Paris des Carmes Déchaux.
Les méditations seront disponibles en libre accès sur cette page. Elles seront aussi disponibles sur Hozana.
S’approcher tout près du Cœur de Marie
2026 est l’occasion d’un double anniversaire autour de sainte Elisabeth de la Trinité : l’Ordre du Carmel fête les 10 ans de sa canonisation (en 2016) et les 120 ans de son entrée au Ciel (en 1906). Avec cette carmélite française de Dijon (1880-1906), et comme elle le proposait à l’un de ses correspondants, nous allons, au cours de cette neuvaine, nous approcher tout près du cœur de Marie, notre Mère du Mont Carmel (Lettre 232 à l’abbé Chevignard). Cette neuvaine est coorganisée par le Carmel du Havre et la Province de Paris des Carmes déchaux.
Qui est sainte Élisabeth de la Trinité ?
Élisabeth Catez naît en 1880. Elle aura une petite sœur dont elle devient rapidement inséparable, d’autant que son père meurt précocement en 1887. Avec de maigres ressources dans le milieu bourgeois de Dijon, madame Catez éduque ses deux filles avec exigence et ferveur : elle leur apprend à s’émerveiller devant la Création ; à remercier et louer Dieu pour ses bienfaits ; à savoir à la fois tenir ferme et espérer toujours ; à vivre avec passion ce qui advient et à rapporter tout à Dieu, selon l’Évangile, dans la charité.
Dès l’âge de 8 ans, Élisabeth ressent un appel à la vie religieuse, qu’elle précisera à 14 ans : ce sera le Carmel, où l’intimité avec Jésus ‘au-dedans’ l’attire si fort. Sans s’en douter, elle en rayonne déjà autour d’elle… Mais sa mère s’y oppose longuement, avant de donner son accord pour les 21 ans d’Élisabeth. Pendant ce temps d’attente, la jeune fille ne perd ni sa confiance, ni son entrain : elle remet tout entre les mains de Jésus, ne voulant que sa volonté ; elle demande secours à la Vierge Marie, et met son zèle missionnaire au service de la paroisse.
Deux semaines après son vingt-et-unième anniversaire, elle entre au Carmel de Dijon, déterminée à suivre le Christ qui l’appelle à la vie cachée, même si elle se sent déchirée de faire souffrir et de quitter la famille qu’elle aime. La vie intérieure se déploie alors chez Élisabeth, dans la communion à la Trinité, à l’école des saints du Carmel et de saint Paul, sans perdre de vue l’horizon apostolique de la prière contemplative. Les courriers, autant que les relations fraternelles en communauté, témoignent de son affection, de son attention dévouée qui sait se manifester avec fidélité et délicatesse.
Mais elle contracte bientôt une maladie incurable : les derniers mois de sa vie, en 1906, ne sont que d’intenses souffrances physiques, au travers desquelles sœur Élisabeth reste souriante, attentive, accueillante, avec une foi aussi brûlante que son corps est desséché.
Sainte Élisabeth de la Trinité et la Vierge Marie
La dévotion à Marie imprègne profondément la foi d’Élisabeth, d’abord selon les codes de son temps, puis dans une relation de plus en plus personnelle. Attachée aux traditions familiales et paroissiales, Élisabeth pratique pèlerinages et neuvaines, invoque Marie, et se confie à elle depuis son enfance. Elle voit d’abord en Marie un idéal de pureté et d’humilité qu’elle voudrait imiter. Puis, avec l’adolescence et l’entrée au Carmel, Élisabeth découvre en Marie la femme silencieuse, toute accueillante au don de Dieu qu’elle porte dans l’intimité de son corps. La beauté du mystère de l’Annonciation touche particulièrement la jeune sœur : elle sent que chaque chrétien est invité à vivre de cette profondeur et de cette fécondité. Enfin, avec la maladie et l’approche de la mort, Élisabeth va contempler Marie, Porte du Ciel (‘Janua Coeli’ en latin) : elle nous introduit dans la vie éternelle.
L’histoire d’une petite statue est à cet égard éloquente : il y avait dans l’appartement familial une Vierge de Lourdes, auprès de laquelle, jeune fille, Élisabeth avait reçu beaucoup de grâces. La statuette entra momentanément en clôture à l’Avent 1903, avant de retourner à l’appartement avec une savoureuse lettre d’Élisabeth (L 188). Puis en 1906, « sœur Élisabeth la fit demander à sa mère afin que Celle qui avait veillé sur son entrée [au Carmel] en gardât aussi la sortie » (Souvenirs, 204). Et malgré la maladie et la faiblesse, Élisabeth ne se déplaçait pas dans le monastère sans sa statuette, surnommée ‘Janua Coeli’ : « quand on voyait Janua Coeli, Laudem Gloriae n’était pas loin »… ‘Laudem Gloriae’ (Louange de gloire) : c’est la découverte la plus profonde qu’Élisabeth ait faite de sa vocation. A la fin de sa vie, elle désire, à l’école de Marie, être identifiée par amour au Christ crucifié, et devenir comme Lui parfaite louange de gloire de la Trinité, tant sur la terre que dans l’éternité… Cette neuvaine avec sainte Élisabeth peut être aussi pour nous occasion de revisiter ou d’approfondir notre propre vocation !
Comment se déroule la neuvaine ?
- Chaque jour est placé sous le patronage d’un titre donné à Marie par sainte Élisabeth dans ses écrits
- En écho à ce titre, et pour le méditer : un extrait de la Bible, une citation de sainte Élisabeth de la Trinité, une belle image symbolique et évocatrice.
- Puis une courte méditation permettra d’entrer dans une compréhension plus profonde du mystère du jour, et de faire le lien entre la vie de Marie, celle de sainte Élisabeth, et la nôtre aujourd’hui.
- Enfin, chaque jour, la récitation de la prière à Notre Dame du Mont Carmel : toutes les intentions particulières pourront lui être confiées.